Photo Mustapha Boutadjine, Paris 2004

 

 

Aujourd'hui commence "De la culture avant toute chose..." pour des coups de coeur ou coups de nerf dans l'univers de la Culture sans limites et sans frontières :

 

décembre : Hommage à Kateb Yacine

Que savons-nous de lui au juste ? Que reste-t-il de son oeuvre, 20 ans après son départ en 1989 ?

un nom , un prénom ou vice-versa :  Kateb , celui qui écrit , par extension le lettré, Yacine , prénom , sourate

un visage : de marin au long court, d'artiste , de conteur, de parleur aux rondes sonorités et tracé de feutre fin

des mains :  de terrien , de faiseur, de constructeur

son oeuvre  :" Nedjma " luciole de nos nuits d'errance et bien d'autres textes encore.....

son théâtre et sa troupe itinérante : aucun ressortissant de pays arabe et d'afrique sub-saharienne n'est allé aussi loin dans l'exploration de notre oralité et de notre culture multiple.

En 1956, dans "Le cadavre encerclé "créé à Paris, Antoine Vitez y incarne un petit rôle.

un texte majeur : "l'Emir Abdelkader et l'indépendance de l'Algérie ", écrit lorsqu'il a 18 ans et édité en 1948.

une citation : "la langue française est notre butin de guerre".

une forme géométrique : le polygone , mosaïque katébienne.

trois langues en une : l'arabe, le berbère et le français.

une anecdote : Arrivé à Paris la première fois, Kateb était obligé de travailler pour gagner sa vie  sans renoncer à son travail d'écriture : se posa bien vite pour lui la question de travailler ou d'écrire , ne pouvant faire les deux, il faut choisir "l'inchoisissable" pour lui l' auteur qui sans fortune ni appui dû se résoudre à travailler !

un mystère : Kateb et Camus , Camus et Kateb qu'en est-il de leur relation, de leur "amitié".

Voici la lettre que Camus a reçu le 16 octobre 1957 et à laquelle il n'a semble t-il jamais répondu :

"Mon cher compatriote, Exilés du même royaume nous voici comme deux frères ennemis, drapés dans l'orgueil de la possession renonçante, ayant superbement rejeté l'héritage pour n'avoir pas à le partager. Mais voici que ce bel héritage devient le lieu hanté où sont assassinées jusqu'aux ombres de la Famille ou de la Tribu, selon les deux 
tranchants de notre Verbe pourtant unique. On crie dans les ruines de Tipasa et du Nadhor. Irons-nous ensemble apaiser le spectre de la discorde, ou bien est-il trop tard ? Verrons-nous à Tipasa et au Nadhor les fossoyeurs de l'ONU déguisés en Juges, puis en Commissaires-priseurs ? Je n'attends pas de réponse précise et ne désire surtout pas que la publicité fasse de notre hypothétique co-existence des échos attendus dans les quotidiens. S'il devait un jour se réunir en Conseil de Famille, ce serait certainement sans nous. Mais il est (peut-être) urgent de remettre en mouvement les ondes de la Communication, avec l'air de ne pas y toucher qui caractérise les orphelins devant la mère jamais tout à fait morte. Fraternellement." Kateb Yacine.

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l'Emir Abd el Kader : Dans le cadre du bicentenaire de l'Emir Abdelkader (1808-2008) ce blog s'est imposé comme une nécessité afin de sensibiliser sur l'homme et sa famille au destin extraordinaire associé à la France, à  l'Algérie , la Turquie, la Syrie, l'Egypte et le reste du monde. Son legs multiforme, riche, méconnu reste précieux et à découvrir sans tarder.

'' Je t'envoie le plus beau, le plus pur, le plus vaillant cheval que j'ai rencontré dans ma vie. Il s'appelle Emir. Si tu veux le garder en bonne santé et surtout si tu l'emploies à perpétuer sa race, fait lui chasser la gazelle deux fois par semaine. ''

 

Un cheval que j'aime particulièrement : le cheval barbe pour sa puissance et sa rapidité ( photo d'après un dessin, fonds Philibert, bibliothèque municipale de Toulon )

"Les chevaux et les poètes doivent être nourris, non engraissés"Charles IX

"L'air du Paradis est celui qui souffle entre les oreilles d'un cheval" .proverbe arabe

 Passion pour les chevaux : ils ne m'ont jamais  déçu

 Au moment de quitter Pau en 1848  pour Amboise où je resterais jusqu'en 1852, entouré d'amis émus aux larmes, je me suis surpris à dire : « En quittant Pau, je laisse un morceau de mon coeur ».  

En ces temps-là amis, la fraternité avait du sens...........

   

Lettre écrite par l'émir Abdelkader en 1269, année hégirienne soit environ en 1848 de l'année chrétienne